Le Québec est à un point critique : sans le recrutement d’environ 17 000 travailleurs annuellement ces cinq prochaines années, nos chantiers devront mettre la pédale douce au risque de retarder des projets.
« Il y a un défi majeur : répondre aux importants besoins de main-d’œuvre partout sur le territoire », déclare lundi par communiqué le ministre du Travail Jean Boulet.
« Nous devons créer les conditions du succès : plus de prévisibilité, une meilleure planification des travaux et une plus grande continuité dans nos projets », indique à son tour Audrey Murray, PDG de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Le ministre et la numéro 1 de la CCQ ont envoyé ce signal lors de la présentation des perspectives de l’industrie 2026-2030, lundi matin, à Montréal.
L’an passé, les heures travaillées dans le secteur ont dépassé les 216 millions d’heures, un bond de 3 % par rapport à l’année d’avant.
Or, il va falloir bien plus de bras encore pour arriver à effectuer nos grands projets.
Prolongement de la ligne bleue du métro, remplacement du pont de l’Île-aux-Tourtes, la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine… sans parler des parcs éoliens.
Dans la région du grand Montréal, il faudra 9 800 travailleurs pour la période 2026-2030.
Certains métiers seront très prisés.
-D’autres détails suivront.
Les 10 métiers les plus en demande
Charpentier-menuisier : 4160
Manœuvre : 3746
Électricien : 1860
Tuyauteur : 835
Peintre : 714
Couvreur : 709
Plâtrier : 411
Ferblantier : 374
Carreleur : 355
Poseur de systèmes intérieurs : 345
(Source : Besoins annuels, Perspectives professionnelles dans l’industrie de la construction 2026-2030, CCQ)

